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JEAN ROTTNER, PRÉSIDENT DE LA RÉGION GRAND EST, TROPHÉE DE LA RÉSILIENCE



Une France meurtrie par la pandémie, des régions fatiguées par des mois de souffrance. Parmi elles, le Grand Est, une des plus éprouvées. Dans la tempête, son impressionnante résilience nous impose le respect.


Toute la France a eu les yeux rivés sur la gestion de la crise sanitaire qui a touché 5,5 millions d’âmes en Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. La course contre la montre engagée par le Président Jean Rottner, mais aussi par son équipe et ses partenaires, a fait couler beaucoup d’encre et occupé une place prépondérante dans les médias. Comment faire face à un bouleversement aussi inédit ? Comment stopper la pandémie dans un territoire dont la surface, la démographie et la dynamique de mobilités rendent la propagation du virus particulièrement favorable ? Et surtout, comment éviter une catastrophe économique hors norme ? Retour sur la gestion territoriale de cette crise historique.


Il est essentiel de prendre la pleine mesure du poids économique, politique et social de la région Grand Est. Avec 8 % de la population française, son influence sur le pays est significative, et sa propension à être fortement exposée lors d’une pandémie, une évidence. Voilà donc logiquement une zone stratégique à préserver, non seulement pour éviter une propagation rapide du virus sur toute la France, mais aussi pour protéger toute l’Europe eu égard à la proximité territoriale de l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.





Dès l’apparition des premiers cas de contagion, la Région Grand Est a compris qu’il fallait agir vite et anticiper la crise qui s’annonçait. Le défi est sérieux : penser une stratégie d’attaque digne des enjeux socioéconomiques et de la responsabilité que porte la Région sur le plan national, voire international. Face à l’ampleur de la catastrophe sanitaire et à la croissance impressionnante du nombre d’admissions de malades dans les hôpitaux, la Région Grand Est a fait preuve d’une approche surprenante par son audace et, pour le moins, innovante. Là où d’autres instances décisionnaires auraient été préoccupées uniquement par les problèmes sanitaires de l’instant T, la Région Grand Est a su gérer les impératifs médicaux du quotidien tout en préparant les actions de reconstruction du lendemain. Ainsi, les forces vives du territoire ont été mobilisées, 1 000 acteurs socioéconomiques, les partenaires de la Région — dont l’État en région —, tous engagés pour parer à l’urgence de la situation et projeter le Grand Est de demain.